L’indépendant complémentaire exerce une activité indépendante en plus d’une occupation principale, généralement un emploi salarié d’au moins un mi-temps. Il s’affilie à une caisse d’assurances sociales et cotise selon un régime propre, sans acquérir de droits sociaux supplémentaires.
Qui peut adopter ce statut ?
Il faut disposer par ailleurs d’une occupation principale suffisante : emploi salarié à mi-temps au moins, statut de fonctionnaire, ou situation assimilée. C’est cette occupation qui ouvre le régime — et sa perte fait automatiquement basculer votre statut vers l’indépendant à titre principal.
Combien cotise-t-on ?
Sous un certain seuil de revenus, la cotisation peut être réduite ou nulle. Au-delà, elle se calcule comme pour un indépendant à titre principal, et porte sur la totalité des revenus complémentaires, pas seulement sur le dépassement. L’effet de seuil est donc brutal.
Le piège du statut
Vous cotisez sans obtenir de couverture sociale supplémentaire : pension, soins de santé et allocations familiales découlent déjà de votre activité principale. C’est une particularité mal comprise, qui surprend au premier avis de cotisation.
Et fiscalement ?
Votre bénéfice complémentaire s’ajoute à vos revenus salariés et se retrouve taxé dans votre tranche marginale, souvent la plus élevée. Beaucoup découvrent l’effet au premier avertissement-extrait de rôle, deux ans après avoir dépensé l’argent.
Se lancer sans se tromper
Le statut se cadre avant la première facture : voyez nos pages devenir indépendant complémentaire et cotisations sociales du complémentaire.