Le droit passerelle est un revenu de remplacement temporaire destiné aux indépendants contraints de cesser ou d’interrompre leur activité. C’est le filet de sécurité du statut, mais il ne joue pas le rôle du chômage des salariés.
Dans quelles situations s’applique-t-il ?
Faillite ou règlement collectif de dettes, cessation forcée à la suite d’un événement extérieur, ou difficultés économiques reconnues. Une simple baisse d’activité ne suffit généralement pas : il faut une interruption caractérisée.
Quelles conditions faut-il remplir ?
Être en règle de cotisations sociales pour un nombre minimum de trimestres, ne pas exercer d’autre activité professionnelle, et ne pas bénéficier d’un autre revenu de remplacement. Les arriérés de cotisations peuvent donc fermer l’accès au dispositif.
Quelle est sa durée ?
Elle est limitée et fonction de votre parcours de cotisation. Le droit passerelle est conçu comme un pont vers une reprise ou une reconversion, pas comme un revenu durable.
Faut-il compter dessus ?
Le connaître est utile ; s’y fier serait imprudent. Pour un indépendant, une assurance revenu garanti et une réserve de trésorerie restent les vraies protections, surtout en cas d’incapacité prolongée.
Anticiper les coups durs
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