Le précompte professionnel est une avance sur l’impôt, retenue à la source par l’employeur ou le débiteur du revenu et versée à l’administration. Il ne constitue pas l’impôt définitif : le décompte final s’établit lors de la déclaration annuelle.
Qui le retient ?
L’employeur sur les salaires, la caisse de pension sur les pensions, l’organisme payeur sur les allocations. Une société qui verse une rémunération de dirigeant doit également le retenir et le verser, ce qui est parfois oublié dans les petites structures.
Comment est-il calculé ?
Selon des barèmes officiels tenant compte du montant du revenu, de la situation familiale et du nombre de personnes à charge. Ces barèmes visent à approcher l’impôt final, sans jamais y correspondre exactement.
Pourquoi ai-je un solde à payer malgré les retenues ?
Parce que le barème ne connaît que le revenu qu’il traite. Si vous cumulez deux employeurs, un salaire et une activité indépendante, ou des revenus mobiliers, chacun est précompté isolément alors que l’impôt final, lui, globalise tout dans une tranche supérieure.
Peut-on l’ajuster ?
Il est possible de demander une retenue supplémentaire volontaire pour éviter un solde important. À l’inverse, un précompte trop élevé revient à faire une avance sans intérêt à l’État : dans les deux cas, un calcul vaut mieux qu’une habitude.
Vérifier votre situation
Un décompte annuel bien préparé évite les mauvaises surprises : voyez nos pages déclaration IPP et établissement des fiches de paie.