Les dépenses non admises, souvent abrégées DNA, sont des charges comptabilisées mais refusées en déduction par la loi fiscale. Elles sont réintégrées au bénéfice imposable de la société.
Quelles dépenses sont concernées ?
Les amendes et pénalités, la part non déductible des frais de voiture, une fraction des frais de restaurant et de réception, certaines libéralités, l’impôt des sociétés lui-même, et les avantages de toute nature non correctement déclarés.
Pourquoi mon bénéfice fiscal dépasse-t-il mon bénéfice comptable ?
C’est précisément l’effet des DNA. Votre comptabilité enregistre toutes vos charges réelles ; la fiscalité en écarte certaines. L’écart peut être important, en particulier dans les sociétés à forte utilisation de véhicules.
Peut-on les éviter ?
Certaines sont inévitables — un impôt reste un impôt. D’autres se réduisent par des choix en amont : type de véhicule, structure de la rémunération, forme donnée aux frais de représentation. C’est là que l’anticipation compte.
Faut-il pour autant renoncer à ces dépenses ?
Non. Une dépense partiellement déductible reste utile si elle sert l’activité. L’erreur serait de raisonner uniquement en fiscalité : un frais non déductible mais rentable vaut mieux qu’une économie d’impôt sans activité.
Réduire l’écart intelligemment
Les arbitrages se posent avant la clôture : voyez nos pages optimisation fiscale PME et déclaration ISOC.